Monter le niveau,
Désolée, Messieurs les blogueurs, j'ai pris de la hauteur. J'ai trouvé mon perchoir, un de ces affreux chars recouverts de dhalias. Tous les touristes l'ont abandonné. Ils se pressent maintenant autour de ces jolies créatures, si légèrement vêtues, qui déambulent en musique sur le boulevard. Ils brandissent leurs appareils photo à bout de bras, exactement comme la foule qui agite des briquets dans les concerts. Je ne sais pas, mais je crois qu'il y a des codes citadins que je n'ai pas encore captés. Bon revenons à mon perchoir, enfin à mon char. Vous souhaitiez le voir, impossible. J'ai bien essayé de le photographier, mais mon appareil affichait : "En grève, on n'est pas des touristes bea, tu ne gâches pas la pellicule". Incroyable lui, un peu dépassé. Il semble avoir complètement zappé le fait que nous sommes passés au numérique. Et ça n'est pas la première fois qu'il a ce vieux réflex d'argentique.. Aussi, je l'ai baptisé Al, Al ... Zheimer (ça, c'est juste pour vous faire rire ... et le reste aussi d'ailleurs
). J'entame donc mon ascension, et là, drôle de sensation. Ces fichus dahlias sont imbibés de colle. J'en ai un peu partout maintenant. Aucune importance, il y en a bien qui se promènent décorées de plumes, alors pourquoi pas des dahlias, hein, je vous le demande. Ce sera mon look à moi.
Je domine enfin, au dessus de tous, enfin tranquille, c'est si bon. Et là, je me tais.
Moi qui ne suis pas bavarde habituellement, je me suis constitué là un crédit de mots pour six mois, n'est-ce pas ?
Et il me vient subitement une idée ... Et si je continuais, histoire de m'entraîner. Comme il faudra que je change de métier sous peu, je pourrais peut-être m'improviser chroniqueuse, vous en dites quoi ?
Bye