Colza,
Un rêve d'Or et de Lumière
Si le doute s'immisce en toi,
Si cette route tu ne reconnais pas,
Pars, vas,
Surtout ne te retournes pas.
Serres les poings
Et empruntes un autre chemin,
Vas affronter ton étrange destin.
Tu étais fille de la Terre,
Ne l'oublies jamais.
Elle fut ta mère nourricière
Pendant de longues années.
Elle, que tu as tant aimée,
Quand dans tes doigts dociles
Tu aimais la faire couler,
Chaude, parfumée,
Sa sensualité tu partageais.
Tu étais fille de Lumière,
Ne l'oublies jamais.
Celle que tu as si longtemps cherchée,
Et que tout au fond de toi tu as trouvée.
Quelqu'un qui t'aimait,
En partant
L'y avait laissée,
Tendrement.
Tu étais fleur ou papillon,
Abeille ou bourdon,
Un peu fourmi aussi.
Tu étais oiseau dans tes rêves éveillés
Et comme eux d'amour tu chantais.
A la belle saison,
Attirée par d'autres horizons,
Dans des lieux magiques tu rêvassais,
Et ton APN inlassablement déclenchais,
Ah ! emportes le ,
Surtout ne l'oublies pas
Celui-là.
Si malgré tout cela,
Ta route tu ne retrouves pas,
Si tu perds toute foi,
Et que le manque s'éveille en toi,
Souviens toi,
Souviens toi de moi,
Appelles moi,
Où que tu sois,
Je me débrouillerai,
Je viendrai te chercher
Pour avec toi partager
Ce rêve inachevé,
Mon rêve d'Or et de Lumière.
Mais ton ciel s'assombrit déjà,
Vas, dépêches toi,
Ne t'attardes pas,
Avant la nuit il te faut arriver.
Une chose encore ...
Non, rien ...
Si ... prends ma parka, tiens ...
Et couvres toi,
Surtout ne prends pas froid.
Oh, mais tu pleures dis moi ?
Ca ne sert à rien, arrêtes toi,
Tu as raison finalement, oublies tout ça,
Vas, dépêches toi,
Ton fardeau, laisses le moi,
Cela ne change plus grand chose pour moi.
Le temps, son ouvrage fera
Et inéluctablement nous réunira,
Dans mon univers,
d'Or et de Lumière ...
(beatrice-hk / 7 mai 2010)
Bon dimanche,
et bonne semaine à tous ![]()